Depuis la loi Boutin de 2009, la surface habitable doit figurer dans le bail. Elle permet au locataire de comparer les loyers au mètre carré et sert de base au calcul du DPE. Depuis la loi ALUR de 2014, l'obligation s'applique aussi aux meublés loués comme résidence principale.

Les deux mesures partent de la surface de plancher, déduction faite des murs, cloisons, marches, cages d'escalier, gaines, embrasures et parties de moins de 1,80 m de hauteur. La surface habitable exclut en plus :
Elles ne sont pas interchangeables : pour vendre un lot de copropriété, un mesurage Loi Carrez sera nécessaire.
Sans limite de durée, tant qu'aucun travaux ne modifie la surface du logement.
Oui. Depuis la loi ALUR de 2014, la surface habitable doit figurer dans le bail des locations vides et meublées louées à titre de résidence principale. Les locations saisonnières et les résidences secondaires ne sont pas concernées.
La surface habitable exclut, en plus des surfaces exclues par la Loi Carrez, les combles non aménagés, caves, sous-sols, garages, terrasses, loggias, balcons, séchoirs extérieurs, vérandas et volumes vitrés. Elle est donc en général un peu plus petite que la surface Carrez.
Si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à celle du bail, le locataire peut demander une diminution du loyer proportionnelle à l'écart. Faute d'accord du bailleur dans les 2 mois, il peut saisir le juge dans les 4 mois suivant sa demande.
Non, le bailleur peut mesurer lui-même. Mais une erreur de plus de 5 % ouvre droit à une baisse de loyer : une attestation professionnelle sécurise le bail et évite les litiges.
Oui, le DPE est calculé à partir de la surface habitable. Faire réaliser les deux diagnostics ensemble garantit la cohérence des documents annexés au bail.